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Un millésime bien trop chambré


Benjamin Brantus a livré un de ses meilleurs matches sous les couleurs du BCLA./ Photo Morad Cherchari

L'éclatante victoire ou l'humiliante défaite (c'est selon) du match aller le 15 décembre dernier (89-50) n'avait visiblement été digérée par personne samedi sur les bords du Gers où les All Blacks de Fred Albisua, désormais promu head coach, n'eurent pas besoin du fameux «Haka» pour finir de se transcender. Car devant eux se dressait la JIL Colayrac, fraîchement promue en NM3 et soucieuse dès lors d'obtenir, à la faveur de ce derby, un hypothétique statut de leader de la poule C.

Déterminé à laver l'affront hivernal, le BCLA débuta toutefois de la pire façon la rencontre d'un rachat purement anecdotique (4-13, 4e puis 8-23, 8e). Arbitrés sans concession qui plus est (8 fautes contre 0 à la 8e), les locaux profitèrent d'un certain rééquilibrage des coups de sifflet pour se rapprocher de leurs hôtes via une inflation de lancers (14 entre les 10e et 20e minutes). Zone contre zone, les défenses s'autorisèrent mutuellement quelques ouvertures qui bénéficièrent surtout à des Layracais revenus à hauteur grâce à un bon passage sur la ligne de Julien Fadli (38-38, 17e) et qui prirent les commandes dans les pas aussi de l'ancien abéciste (47-41). Au ralenti alors, les visiteurs, privés du précieux rayonnement d'un Gaétan Bakoswki grippé, faillirent dans l'intensité et la justesse collective même si les fulgurances de Th. Catarino, Léon Dronjak voire Laurent Perrin valaient à la JIL de rester au contact dans un 3e quart suffocant (61-58, 30e). Rendue progressivement délétère, l'ambiance continua de se charger en électricité sur quelques échanges d'amabilités totalement surréalistes qui ternirent quelque peu l'après-match. Un match qui bascula en l'espace d'une poignée de secondes à l'entrée du money time tandis que Mathis Bianco pensait avoir offert le break aux siens suite à un triple joliment ajusté (66-58, 33e). Mais au lieu de se libérer, les Layracais se liquéfièrent. Et le «run» adverse sous la forme d'un terrible 10-0 auquel Thomas Catarino contribua sur la ligne de réparation termina de dissiper les espoirs de ce qui aurait été une savoureuse revanche. De vilain chambrage en palabres inutiles, on en oublia presque que la JIL accédait au statut de coleader après la défaite de l'AGS à Seyches dans l'autre duel fratricide de la soirée.


Layrac-Astaffort 68 – Colayrac 80

QT : 13-25 ; 47-43 ; 61-58.

Arbitres : M. Hannou et Mme Dartiguelongue.


Pour Layrac-Astaffort :

70 tirs tentés, 26 réussis dont 1 sur 15 à trois points.

26 lancers francs tentés, 15 réussis.

L'équipe : Fadli (12), R. Lartigou, V. Boué (3), NGouama (14), Mputu (10),

R. Eddehbi (4), Brantus (13), Bianco (8), A. Boué (4), Boulet.

36 rebonds captés (10 off ; 26 déf). Brantus 11 et Mputu 6.

26 fautes personnelles ; 2 joueurs éliminés : A. Boué (37e) et Mputu (39e).


Pour Colayrac :

60 tirs tentés, 27 réussis dont 5 sur 18 à trois points.

31 Lancers francs tentés, 21 réussis.

L'équipe : Pokora (2), Th. Catarino (21), Laulan (5), Pon, Dronjak (23), Perrin (13),

R. Catarino (1), Bakowski, Mangiardi (15), Anselme.

33 rebonds captés (7 off ; 26 déf).Mangiardi 10, Perrin 7 et Laulan 5.

19 fautes personnelles ; 1 joueur éliminé : Anselme (30e).


E.D.