Lot-et-Garonnaises au firmament

31/01/2017

Ligue féminine. Julie Barennes (Basket Landes) était l'hôte de Romane Bernies (Angers). Dimanche à Mont-de-Marsan.

 

Si leurs trajectoires diffèrent dans la galaxie des joueuses professionnelles de premier plan, elles n'en restent pas moins des Lot-et-Garonnaises et les meilleures ambassadrices de notre basket féminin départemental. Biberonnées par les clubs de l'Agglo (Layrac et Grandfonds pour l'aînée, Le Passage et Foulayronnes pour la cadette), Julie Barennes (30 ans) et Romane Bernies (23 ans), purs produits de la formation «agenaise», mènent de concert des carrières au firmament français de la discipline. Dimanche, les hasards du calendrier de la Ligue plaçaient des Angevines en grande difficulté au classement (12e) sur la route plutôt dégagée de Landaises en proie au phénomène «Dumerc». Pour nombre d'observateurs, cette rencontre était l'occasion de voir l'intérieure et capitaine (depuis cette saison) de Basket Landes, Julie Barennes, recevoir la jeune meneuse angevine, Romane Bernies, à l'Espace François-Mitterrand. C'est en sortie de banc que les deux «collègues» exprimèrent leurs qualités respectives. Appelée à la 7e minute alors que les locales menaient 17-4, la N°4 visiteuse, qui arborait un crêpe noir en la mémoire de Nelson, ce grand-père maternel disparu au cours de la semaine, fit valoir toute l'énergie dont elle déborde pour permettre à Angers de recoller à 27 (20e). Usant de son influence, de son expérience et de son aptitude à défendre le plomb, la patronne de Basket Landes amena pour sa part le regain de sérénité devenu indispensable à compter de la 8e minute.

 

Dûment rangées sur les étagères de la salle montoise, les jeunes supportrices venues du Passage-d'Agen en une délégation bruyante et énamourée réservèrent plusieurs ovations aux drives de l'ancienne comparse de Céline Dumerc parée des couleurs berruyères. Éminemment sollicitée devant la tribune latérale qui abrita dans une cohabitation toute pacifique les proches des deux jeunes femmes, l'Aubiacaise se prêta de bonne grâce, après coup, aux effusions en tout genre. Figure emblématique et quasiment tutélaire de l'ALPA, Romane, voûte en creux de la formation de Maine-et-Loire, ne se départit jamais d'un sourire complice distillé à la cantonade.

La «patronne» de céans non plus qui évoluait, sitôt la douche (et un 11e succès en forme de jolie promesse), au milieu de siens avec une disponibilité que d'aucuns apprécièrent. Vue à Arras, Nice et Basket Landes en Ligue 1, Julie, fille des toujours très dévoués Béatrice et Jean-Pierre, historiques bénévoles du BCLA sur les bords du Gers, participa aussi à l'aventure angevine en L2 avant de se réamarrer au club étendard de sa région natale.

Et Céline me direz-vous, star nationale de la balle orange par-delà les monts et les vaux ? Une icône de 34 ans qui suscite l'hystérie collective et déchaîne les passions juvéniles. «La» Dumerc, Général en titre de l'Équipe de France, soliste à la posture de ténor chez Basket Landes, se plaît sous le capitanat landais d'une Julie Barennes taulière du vestiaire où son ancienneté fait loi.

Ambiance de franche camaraderie autour de la benjamine qui s'apprête maintenant à reprendre la route. Une dernière étreinte à Zette, sa mère, fan inconditionnelle, et Romane s'en fut. De là-haut, Nelson ne l'a sûrement pas quittée des yeux au surlendemain de son mauvais coup de Trafalgar.

 

Quel avenir pour nos deux «compatriotes» ?

 

Option N°2 derrière Marie-Eve Paget avec qui elle partage le temps de jeu et les responsabilités à la mène, Romane Bernies (10pts, 4 passes décisives, 3 rebonds et 4 balles perdues en 20 minutes) parut fébrile en certaines circonstances. Mais sa vitesse de jambes et une bonne vision du jeu lui permirent souvent de déstabiliser la défense adverse. Celle qui prit (et manqua) le dernier tir du match contribua au rendement collectif d'une formation angevine qui prétendit longuement à la victoire. «Je suis en fin de contrat avec le club et, même si aucune discussion n'a encore été entamée, je pense que mon avenir est ailleurs» explique une Romane énigmatique. Julie Barennes (5pts, 2 rebonds et 1 interception en 19 minutes dimanche) se trouve dans la même situation contractuelle. «Rien n'est décidé, assure-t-elle. On verra le moment venu. Je me sens quand même chez moi ici.» Si l'une a quelque raison de vouloir ‘voyager', l'autre semble soucieuse de se poser. À moins que...

 

E.D.

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